Songe de M. de Voltaire

Songe de M. de Voltaire1
Souvent un air de vérité
Se mêle au plus grossier mensonge.
Cette nuit dans l’erreur d’un songe,
Au rang des rois j’étais monté.

Je vous aimais alors et j’osais vous le dire.
Les dieux à mon réveil ne m’ont pas tout ôté :
Je n’ai perdu que mon empire.

 

Cette nuit dans l’erreur d’un songe2,

Bien souvent mêlé de mensonge

Au rang des rois  j’étais monté

J’aimais et j’osais vous le dire.

Le réveil ne m’a rien ôté,

Je n’ai perdu que mon empire.

 

  • 1. Autre titre : Songe de M. de Voltaire à la princesse royale de Prusse au mois de septembre 1743 lorsqu'il était à Berlin (Arsenal 3133) - Vers de M. de Voltaire pour la princesse Ulrique, soeur cadette de Sa Majesté Prussienne (
  • 2. Voltaire est l’auteur de cette pensée qu’il a adressée dans une jolie épigramme à la princesse Ulrick, sœur du Roi de Prusse qui lui a donné asile en Prusse où il est actuellement. On a de cette épigramme fait la chanson ci-dessus. (Castries)

Numéro
$3656


Année
1743

Auteur
Voltaire

Sur l'air de ...
Petite fronde (Castries)

Description

7 vers irréguliers

Notes

Edition et commentaire dans Van Streen, p.477-82 - Satire en $3657 et $6217


Références

Clairambault, F.Fr.12710, p.361 -Maurepas, F.Fr.12646, p.298 -  Fr.13656, p.235 - F.Fr.15134, p. 810 - F.Fr.15140, p.185 - NAF.9184, p.381 - Arsenal 3133, p.514bis - BHVP, MS 665, f°71v - Mazarine 2356, f°90v - Mercure de 1743 - Le Magazin des nouvelles anglaises, LIX, p.358, p.358 - Voltariana, p.163 -  Van Streen, p.477-82

Mots Clefs
Voltaire, Princesse Ulrich de Prusse, encomiastique