Vers à Monsieur l’évêque de Senez sur son oraison funèbre de Louis Quinze

Vers à Monsieur l’évêque de Senez

 sur son oraison funèbre de Louis Quinze

De race plébéienne issu,

Aux honneurs de la mitre à peine parvenu,

Oser dans la chaire sacrée,

Fronder de l'antique Sénat,

Le zèle ardent pour les lois de l'État;

Et regretter la cabale abhorrée

Dont pour jamais Rome a brisé les nœuds,

C'est le comble de l'impudence.

Eh ! ne reprochez pas à Beauvais sa naissance,

Prélats de la vôtre orgueilleux,

Plein de l'esprit d'indépendance

Qui toujours anima vos cœurs ambitieux,

Du sceptre comme vous il brave la puissance ;

Que ferait-il de plus s'il avait des aïeux ?

Numéro
$5837


Année
1774 août

Description

14 vers


Références

F.Fr.15141, p.390-91 - Hardy, III, 555

Mots Clefs
Vers à Monsieur l’évêque de Senez sur son oraison funèbre de Louis Quinze où il a regretté les jésuites et accusé l’ancien parlement