Sonnet sur Madame de La Vallière,

Sonnet sur Madame de La Vallière, sur sa retraite aux Carmélites

 

Toi qui mangeais souvent biscuit, tourte et gâteau,

Duchesse qui faisait toujours bonne marmite

Qui pour te dorloter n’épargnait pas la pite [sic]

 

Et qui n’allait qu’en chaise, en carrosse, en bateau,

Quoi ! tu dors maintenant le dos contre un poteau,

Un vieux tranchoir de bois est donc ta lèchefrite

Et tu t’assujettis à un coup de marteau.

 

Ta plus douce liqueur est l’eau de pimprenelle.

Un jardinet te vaut la plaine de Grenelle ;

Au lieu d’un grand foyer tu n’as plus qu’un réchaud.

 

Que t’ont fait les plaisirs pour te donner bataille ?

Chacun tient ton couvent pire qu’un échafaud,

Mais ta vertu le veut, qu’importe qu’on en raille.

Numéro
$8263


Année
1675

Description

Sonnet


Références

F.Fr.15152, p.55-56

Mots Clefs
Sonnet sur Madame de La Vallière, sur sa retraite aux Carmélites