Sans titre

Le traducteur qui rima l’Iliade

De douze chants prétendit l’abréger ;

Mais par son style aussi triste que fade,

De douze en sus il a su l’allonger.

Or lecteur qui se sent affliger,

Le donne au diable et dit, perdant haleine :

Hé ! finissez, rimeurs à la douzaine,

Vos abrégés sont longs au dernier point.

Ami lecteur, vous voilà bien en peine :

Rendons-les courts en ne les lisant point.

Numéro
$7495


Année
Inconnue

Auteur
J.-B. Rousseau

Description

Dixain


Références

Choix d'épigrammes, p. 51 - Épigrammes de J.-B. Rousseau, p.25-26

Mots Clefs
Contre la traduction de l'Iliade de La Motte