sans titre

Noirs envieux, cessez de parler hautement.

Que l’impie étonné tremble et devienne blême.

En l’honneur de Pâris la voix de Dieu lui-même

Sort de ce monument.

 

Le marbre précieux qui couvre ce fameux os

Est le fatal écueil où se pend l’hérésie

Mais la religion agitée et transie

Y trouve un doux repos.

 

De cette cendre froide il part une clarté,

Un feu vif qui détruit l’ombre de l’imposture

Et par qui peut se voir vérité simple et pure

Dans toute sa beauté.

 

La pourpre te plut moins qu’un fou de pénitent,

Et caché dans le fond d’une retraite obscure

Tu méprisais Paris, ce que l’architecture

A de plus excellent.

 

Les plus vils aliments composaient ton repas,

Ta vie était enfin une mort presque entière,

Mai tu sais retrouver la vie et la lumière

Au milieu du trépas.

 

Tu jouis d’un honneur et durable et certain.

À l’envi l’on te rend un glorieux hommage.

Celui dont l’univers est l’étonnant ouvrage

Te renferme en son sein.

 

À ce tombeau sacré venez donc promptement.

Malade, la santé va suivre votre envie.

Honorez ce saint mort, vous que pendant sa vie

Il aima tendrement.

 

Pleins de joie et d’ardeur célébrons l’Éternel,

Qu’entre son fils et lui notre encens se partage

Glorifions aussi l’esprit très sain, très sage,

Par un chant solennel.

 

Numéro
$7343


Année
1731

Description

7 x 4


Références

F.Fr.15020, f°207v-208r

Mots Clefs
Jansénisme diacre Pâris miracles Saint-Médard