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Sans titre

Il ne manquait au prévôt1 ,
Pour gagner notre suffrage,
Il ne manquait au prévôt
Que de conduire un chariot ;
Par sa charge matelot,
Charretier par un goût nouveau,
Il sera toujours Bernage
Sur terre comme sur l’eau.
Il lui faudrait des sabots
Pour faire plus de tapage ;
Il lui faudrait des sabots,
Des mieux faits et des plus beaux,
Un grand fouet et son chapeau
De magistrat en clabeau
A côté de l’équipage
Entonnant un Dia huriau2  !

  • 1Chanson sur Nigon de Bernage, prévôt des marchands. (Lille BM, MS 66) Impromptu sur l’air des Pantins, à l’occasion des chariots que M. le prévôt des marchands a fait promener dans Paris le jeudi gras 1747 au sujet du mariage de M. le Dauphin. (F.Fr.13659)
  • 2Exclamation de charretier. (R) - Le prévôt des marchands disant, quelques jours avant le départ de ces chars, qu’il s’étonnait de n’avoir rien vu paraître contre ces chars, son confident lui dit : Donnez-vous patience, cela viendra. Dans le moment on vit arriver une grande caisse où il y avait dessus quarante livres de port, et étant ouverte il s’y trouva dedans un sarrau de charretier, un fouet, des sabots et une étrille. C’est sur cela qu’ont été faits les deux derniers couplets. (M.) (R)

Numéro
$1045


Année
1747




Références

Raunié, VII,94 -Clairambault, F.Fr.12716, p.85 -  Maurepas, F.Fr.12650, p.73 - F. Fr. 10478, f°68 - F.Fr.13659, p.5 - F.Fr.15142, p.199-203 -F.Fr.15151, p.98-99 -  Lille BM, MS 66, p.464-65