Sans titre

Paris, de la vertu tu n’es plus un asile1,

Aujourd’hui, trop superbe ville,

Tes peuples sont sourds à la voix

Et des Pontifes et des Rois.

 

Thémis, j’implore ta vengeance

Contre ce rebelle troupeau ;

N’en connais-tu pas l’arrogance ?

Mais non, je ne vois plus dans tes mains la balance.

Pourquoi devant tes yeux gardes-tu ton bandeau ?

 
  • 1. Reproduit dans un mandement de l'archevêque d'Arles Forbin de Janson, lors d'un épisode de la controverse entre évêques constitutionnaires et parlements. Voltaire s'en est fait l'historien: "Les partisans de la Bulle abusèrent de leur triomphe. Un archevêque d'Arles outragea tous les parlements du royaume dans une instruction pastorale; il les traita de séditieux et de rebelles. On n'avait jamais vu auparavant des chansons dans un mandement d'évêque. Celui d'Arles fit voir cette nouveauté." (Histoire du palement de Paris, Oxford, 2005, p.501.  - Voir une riposte en $7076 et $7077. Les outrances de son mandement lui valurent une condamnation par arrêt du parlement d'Aix et son envoi en exil dans son abbaye de Saint-Valéry.

Numéro
$7075


Année
1732

Description

4 + 5

Notes

Jacques Forbin de Janson, Mandement de Monseigneur l’archevêque d’Arles pour implorer sur le pontificat de Notre Saint Père le pape Clément XII la continuation du secours de Dieu, afin de bien gouverner la sainte Eglise catholique (septembre 1732).

Stromates reproduit le passage du mandement.

 


Références

Mandement de Monseigneur l’archevêque d’Arles… p.9 - Stromates, I, 345-46

Mots Clefs
Jansénisme, les évêques constitutionnaires contre les parlements.