Sur la moitié de la fesse de Mgr de Sens

Le Parlement est à Soissons,

D’Argenson donne ses leçons

A notre bien-aimé Sire

Qui, loin de traiter ses avis de chansons,

Souscrit à tout sans rien dire,

Et c’est le sujet pourquoi nous gémissons.

 

La surveille de Saint-Martin

La Grand-Chambre était en chemin

Pour aller en cette ville

Garder  un exil jusquà je ne sais quand

Et n’auront dans cet asile

Pour se gaudir que l’évêque et l’intendant.

 

En mil sept cent cinquante-trois

Autant d’évêques, autant de rois.

Oui, Sire, laissez-les faire.

Ils vont dominer sur leurs diocésains,

Et pour terminer l’affaire

Tous vont devenir de fâcheux souverains.

 

Certaine déclaration

Nous jette dans l’affliction ;

C’est votre Chambre royale,

Composée au moins de cinquante ignorants

Qui vont juger par cabale,

Rendront les coupables de vrais innocents.

 

Prions notre Sauveur divin

D’éclairer notre souverain,

D’éloigner de sa personne

Tous les malintentionés courtisans.

Si quelque évêque en raisonne,

Qu’en son diocèse il aille pour vingt ans.

Numéro
$6793


Année
1753

Sur l'air de ...
Bacchus assis sur un poinçon

Description

5 x 6


Références

Mazarine Castries 3989, p.418-19

Mots Clefs
Parlement à Soissons, clergé indiscipliné, le roi a fort à faire