Sans titre

Pour Dieu, Monsieur, cessez d’écrire1,
Nous payons trop cher vos honneurs ;
On n’est point lassé de vous lire,
Mais à la foule des lecteurs
Note zèle ne peut suffire :
Si vous n’avez pitié de notre sort,
Votre immortalité va nous donner la mort2.

  • 1. 15 mars 1781a. On lit dans le Mercure de France du 10 mars, ces Vers à M. Necker, par les ouvriers de l’imprimerie royale (M.).
  • 2. Il y a grande apparence que l’anonyme auteur était un plaisant, dont le rédacteur du Mercure a été dupe On a fait sentir sans doute au directeur général des finances le ridicule de ce prétendu madrigal, et l’on a excité les ouvriers de l’imprimerie royale à le désavouer par l’organe du sieur Leroi, l’un d’eux, qui a fait insérer à ce sujet un petit bout de lettre, en date du 11 mars, dans le Journal de Paris d’aujourd’hui (M.).

Numéro
$2467


Année
1781

Description

7 vers


Références

Mémoires secrets, XVII, 94

Mots Clefs
Necker écrit tant qu'il fatigue les ouvriers de l'Imprimerie royale