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Sur la mort de la Dauphine

Sur la mort de la Dauphine
Jadis le grand Henri finit sa destinée
Sous tes coups meurtriers, infâme Ravaillac !
L’épouse du Dauphin, non moins infortunée,
Vient de trouver la mort dans les mains de Bouillac1 .
Ton crime fut bientôt puni par les supplices ;
Mais aujourd’hui les lois ou les juges, plus doux,
Laissent vivre Bouillac pour d’autres sacrifices,
Pour immoler les sœurs, et l’enfant et l’époux2 .

  • 1Bouillac, premier médecin du Dauphin et de Mesdames, avait été nommé aussi premier médecin de la Dauphine. (R)
  • 2C’étaient là des soupçons odieux et sans fondements, et Barbier avait raison de dire en cette circonstance : « On jure beaucoup contre les médecins à l’ordinaire, sans songer que ces sortes d’événements humains sont dans les destinées supérieurs à tout. Mais ils n’ont personne au‑dessus d’eux pour leur faire à cet égard leur procès. » (R)

Numéro
$1034


Année
1746




Références

Raunié, VII,84 - Clairambault, F.Fr.12715, p.139 - Maurepas, F.Fr.12649, p.319 - F.Fr.10477, f°312 - F.Fr.13658, p.213 - F.Fr.15151, p.10 - NAF.9184, p.415