Parodie des stances de Camille dans Horace

Voltaire, unique objet de mon ressentiment :
Philosophe sans l’être, homme faible et rampant !
Destructeur insensé de la vérité même !
Va trouver chez les morts la vengeance suprême !
Puissent les gens de bien ensemble conjurés
Saper tes fondements encore mal assurés,
Et si ce n’est assez de mon académie
Que l’Ordre tout entier avec elle s’allie ;
Que tous les vrais savants des bouts de l’univers
Passent pour te détruire, et les monts et les mers ;
Que la Raison vengée apprête ton supplice
Et de ses propres mains brise ton édifice ;
Que le courroux du Ciel allumé par mes vœux
Fasse pleuvoir sur toi un déluge de feux,
Puissé-je de mes yeux te voir frappé du foudre
Voir tes écrits en cendre, et tes lauriers en poudre,
Voir ton dernier Disciple à son dernier soupir,
Moi seule en être cause et vivre de plaisir.

Numéro
$1023


Description

18 alexandrins

Notes

Plaisanterie dans le cadre du “sublime ordre des Lanturelus”.


Références

Maurice Hamon, Madame de la Ferté-Imbault, philosophe et femme d’affaires à la cour de Louis XV, Paris, Perrin, 2011, p.69

Mots Clefs
marquise de la Ferté-Imbault, Voltaire, parodie stances de Camille dans Horace