Bouquet à Marie

Bouquet à une demoiselle

qui s'appelait Marie
Je te salue, adorable Marie,
Et que surtout ton ventre fructifie :
Tel fut à peu près le jargon
Que Gabriel adressait sans façon
À la beauté dont tu portes le nom.
Cette oraison fut accomplie,
Et le ventre fructifia.
Après neuf mois on accoucha,
Bientôt au miracle on cria :
Mais sans se piquer de magie,
On peut expliquer tout cela :
Marie était fort jolie ;
Le beau Gabriel s’approcha,
Et de sa verge la toucha.
Il n’est rien en cela d’étrange ;
Car sans trop faire l’important,
Je pourrais t’en promettre tout autant.
Tu sais que je f… comme un ange.

 

Numéro
$3975


Année
1770

Description

18 vers


Références

F.Fr.13651, p.264 - Mémoires secrets, III, 1399

Mots Clefs
madrigal gaillard et sacrilège