Gacon

A l’appétit d’un prieuré1
Gacon, las d’aboyer dans l’égout du Parnasse,
Change en bréviaire son Horace
Et s’arme d’un bonnet carré.
De ce cynique tonsuré,
Chacun rit et de traits l’accable,
Pellegrin seul, plus charitable,
S’applaudit d’un tel agrégé ;
Sans lui, dit-il, messieurs, j’eusse été du clergé,
Le sujet le plus méprisable.

  • 1. Épigramme sur un prieuré qui avait été donné à Gacon. (M.) Sur la fin de sa vie, Gacon, las sans doute du métier d’insulteur à gages auquel il paraît s’être adonné, reprit l’habit ecclésiastique, — car dans sa jeunesse il était entré à l’Oratoire, — et fut nommé au prieuré de Baillon près l’abbaye de Royaumont, où il vécut retiré jusqu’à sa mort. (R)

Numéro
$0424


Année
1720

Description

Dixain


Références

Raunié, III,245 - Clairambault, F.Fr.12698, p.186 - Clairambault, F.Fr.12699, p.109 - Maurepas, F.Fr.12630, p.486 - Arsenal 2937, f°243r - Arsenal 2962, p.179 - Arsenal 3132, p.653

Mots Clefs
Littérature, Gacon, prieuré, bénéfice