Sans titre

Adieu, plagiaire effronté

Qu’Apollon a deshérité

Et laissé vivoter d’aumône,

Convive aux tavernes vanté,

Galant et poli comme un faune :

Salut à ton cercle hébété

Qui te croit un autre Pétrone ;

J’admire ta dextérité

D’avoir, au public insulté,

Vendu, pour or, ton cuivre jaune ;

Mais je plains Thuret1, affronté

Par un ballet dont la gaieté

Est égale à celle d’un prône ;

Mille respects à l’amazone

Qui , dans son lycée avorté,

À l’auteur des Chats2 dresse un trône ;

Cours te placer à son côté.

  • 1. Directeur de l'Opéra.
  • 2. Moncrif

Numéro
$4852


Auteur
Roy (Pierre-Charles)

Description

17 vers


Références

Choix d'épigrammes, p.123-24

Mots Clefs
Poème de Roy contre un plagiaire ayant travaillé pour l'Opéra