L’envieux Similor

          L’envieux Similior

Conte épigrammatique et allégorique

Va, dit l’Enfer au démon de l’Envie,

De Similior, le roi des beaux-esprits,

Ronger le cœur, empoisonner la vie,

Et de ton fiel empester les esprits !

Cela fut fait aussitôt qu’entrepris.

De Similior l’esprit malin s’empare :

En cent façons sa fureur se déclare.

Pour spécifique, on cherche des calmants ;

D’encens brûlé quelques jets de fumée ;

Chanson flatteuse et doux sons d’instruments.

Sur ce, du ciel tombe un nouvel Orphée,

Soi-disant tel, et mieux que le premier.

Même, en son nom de guerre ou de métier,

Il s’appelait monseigneur de la Harpe ;

Mais, de par Dieu, de par saint Polycarpe

(De ce harpeur et du roi le patron)

Milord David a beau pincer sa harpe,

Saül se meurt possédé du Démon.

Numéro
$7535


Année
Inconnue

Auteur
Piron

Description

18 vers


Références

Choix d'épigrammes, p. 82 - Piron, OC, t.IX, p.192

Mots Clefs
Contre Similor (Voltaire?) et La Harpe