Sans titre

Usant d’un jeu que pratiquait Socrate,

Un moliniste auprès d’une béate1

Par maint effort excitait au plaisir.

Nature lente à suivre ses désirs

Tant froide était qu’encor serait gisante,

Sans le secours d’une main bienfaisante.

Lors le cafard s’écria, transporté,

Je pénètre à présent les secrets de la grâce

La Suffisante aurait parbleu raté

Si dans ta main n’eût été l’Efficace.

  • 1. Un loyoliste (Kageneck)

Numéro
$4555


Auteur
Voltaire ?

Description

Dizain

Notes

Le Poème a été attribué à Voltaire. Voir: Voltaire, Oeuvres complètes (éd. Oxford), Oeuvres de 1707-1722 (II), IB, p.510-12


Références

Clairambault, F.Fr.12695, p.413 - F.Fr.15153, p.290 - Maurepas, F.Fr.12628, p.21 - CSPL, t.XI, p.114-15 - Maurepas, .Fr.12628, p.21 - Lyon BM, MS 758, f°71v - Kageneck, p.264

Mots Clefs
Jansénisme, jeu de mots obscène sur la grâce