Calotte pour M. Reboul, avocat du Roi au juge d'Aix

Calotte pour M. Reboul, avocat du Roi au siège d’Aix
Ayant été justifié [sic]
Que Reboul, cet homme si sage,
Qui n’a jamais été lié
Comme un vrai fol à triple étage,
Soutenait Girard, ce grand homme,
Par de si puissantes raisons
Dans la rue et dans les maisons
Qu’il faut sans doute qu’on assomme
Les Carmes et les Nicolas
Et qu’on donne une belle image
À notre très saint personnage
Qui n’a pas lieu de dire hélas !
Nous, Général de la Calotte,
Ayant bien pesé les raisons
De ce grand sujet sans marotte
L’avons des Petites-Maisons
Fait intendant, ne vous déplaise,
De quoi chacun sera bien aise
Car ce grand avocat du Roi
Qui de juge, comme je crois,
N’est jamais devenu partie
Fera pour certain son devoir
Afin que personne ne crie
Ayant jusqu’ici fait voir
Qu’il est toujours d’humeur austère
Qu’il condamnerait ses parents,
Quand ce serait son propre père,
Non seulement à la galère
Mais même à la roue et au feu,
Étant certain que ce compère
Prend tout cela pour un pur jeu
D’ailleurs il [?] feu son oncle
Qui rime uniquement à furoncle
Et qui le fit son héritier,
Sans compassion ni quartier
De sorte qu’on ne peut mieux faire
Que de donner au défenseur
De notre illustre apothicaire
La survivance ordinaire
Des fols, comme au plus grand censeur.
Fait l’année que la justice
Tint la balance de travers
Et qu’on vit triompher le vice
Au scandale de l’univers.

 

Numéro
$2037


Année
1731

Description

44 vers


Références

F.Fr.23859, f°150

Mots Clefs
Jansénisme, Girard/Cadière calotte, Reboul avocat du roi, favorable à Girard