Sonnet

Sonnet
Vous qui du cœur humain sondez la profondeur
Et savez discerner l’innocent du coupable,
Grand Dieu, débrouillez-nous le chaos effroyable
De cent forfaits divers que je tais par pudeur.

Des crimes inouïs, inconnus en grandeur,
Tout constatés qu’ils sont passent pour une fable ;
Du haut de votre trône aux méchants redoutable
Parez la vérité de toute sa splendeur.

Seigneur, souffriez-vous qu’une troupe infernale
Sous le nom de Jésus avec succès cabale
Pour sauver du supplice un infâme scélérat ?

Non, vous l’immolerez aux cris de l’innocence ;
Vous allez pour jamais confondre cette engeance
Qui naquit pour troubler et l’Église et l’État.

 

Numéro
$1939


Année
1731

Description

Sonnet


Références

F.Fr.15020, f°262v-263r - F.Fr.23859, f°33v - Besançon BM, MS 561, p.168

Mots Clefs
Jansénisme, Girard/Cadière, avant la réunion de la cour, voeux pour La Cadière