Chanson

Chanson
Directeurs, baisez hardiment
Toutes les filles de Provence.
Dans ce célèbre parlement
Le crime y trouble l'innocence.
Censeurs, ne dites point de mal
Des juges de ce tribunal.

Des juges pleins d'équité
Girard avait la confiance,
L'argent à chacun d'eux tinté (sic)
Seul il a fixé la balance.
Censeurs, etc.

Ils ont lavé de ses forfaits
Un monstre d'horreur et de crime,
De leur sordide intérêt
L'innocence devient la victime.
Censeurs, etc.

Par un esprit de charité
Ils ne punissent point le vice.
Pour plaire à la Société
Ils lui ont vendu la justice.
Censeurs, etc.

S'ils ont méprisé les lois
Pour mieux accabler l'innocence,
S'ils étaient sourds à sa voix,
C'est peut-être par ignorance
Censeurs, etc.

Pour eux un aussi juste arrêt
Les place au temple de mémoire.
La satire avec tous ses traits
Va bientôt les couvrir de gloire.
Censeurs, ne dites point de mal
Des juges de ce tribunal.

 

Numéro
$1848


Année
1731

Description

6 x 4 + refrain


Références

Lille BM, MS 69, p.165-66

Mots Clefs
Jansénisme, Girard/Cadière, après le jugement du parlement, malédiction sur les juges