Épitaphe de Noailles

Le Saint-Esprit sans corps, ainsi qu’il est écrit1,

Autrefois se jeta dans le sein de Marie :
Noaille, à Dieu contraire, à la fin de sa vie,
Donne à Marie son corps, sans cœur et sans esprit2.


  • 1. Sur M. le cardinal de Noailles, par la Morlière, qui fit graver ces vers sous son portrait. C'est un sujet bien équivoque. Vir simplex, fortasse pius, sed presul inepsus Vult, tentat, peragit, plurima, pauca, nihil. Il est mort dans son palais archiépiscopal,à Paris, environ les deux heures du matin, mercredi 4 mai 1729, âgé de 77 ans, 11 mois, 8 jours, étant né le 27 mai 1651. Ayant ordonné par son testament d'être enterré dedans la chapelle de la Vierge à Notre-Dame, son coeur mis dans la chapelle de sa famille et ses entrailles dans le choeur, on a fait le quatrain suivant. (Clérambault)
  • 2. Comme il avait ordonné par son testament d’être enterré devant la chapelle de la Vierge à Notre‑Dame, son cœur a été mis dans la chapelle de sa famille, et ses entrailles dans le chœur de l’église, on a fait un quatrain à ce sujet (M.) — Sous le portrait du cardinal fut gravé ce distique non moins significactif : Vir simplex, fortasse pius, sed praesul ineptes / Vult, tentat, peragit, plurima, pauca, nihil. (R)

Numéro
$0668


Année
1729

Description

Quatrain


Références

Raunié, V,171 - Clairambault, F.Fr.12699, p.505 - Maurepas, F.Fr.12632, p.3

Mots Clefs
Jansénisme, cardinal de Noailles, mort, épitaphe