Sans titre

Ci-gît Castelmoron ; qui le blâme à grand tort
Et qui le vante en a peut-être davantage.
Je ne décide rien, et me crois le plus sage.
Des fils de Loyola digne esclave d’abord,
Et leur dupe toujours, il mérita de l’être.
Mais ne remuons point les cendres de qui dort.
Et d’ailleurs, qui jamais a bien pu le connaître ?
Deux Argus1 l’l’obsédaient : fut-il jamais son maître ?
Toujours pour l’aborder on fit un vain effort.
Aux grands comme aux petits il était invisible.
Dès son dernier soupir il infecta si fort,
Q’uon dit avec raison qu’il fut inaccessible
Pendant tout sa vie et même après sa mort

 

  • 1. Il a toujours eu des jésuites auprès de lui, et surtout, depuis bien des années, il en avait deux qui logeaient dans son palais : le P. Maire qui le gouvernait entièrement ; le second jésuite était le P. Fabre. (M.).

Numéro
$2967


Description

13 vers


Références

Aix-en-Provence MS 364

Mots Clefs
Jansénisme, Belsunce de Castelmoron, évêque de Marseille, ci-gît