Sans titre

Enfin l’oracle est prononcé.
Nous venons de l’entendre.
Dans tes retranchements forcés
Quesnel il faut te rendre.
Tu nous donnais du galbanon,
La faridondaine, la faridondon
Or voilà ton procès fini, Biribi
A la façon de Barbari mon, ami

Fiers appelants, pour éluder,
Votre art est inutile.
Vous demandez pour décider
Que l’on tînt un concile
De plus magnifique en vit-on
Que n’était ce concile ici.

Irez-vous encore chicaner
Pour user de remise,
Disant que pour vous condamner
Il faut pères d’église ?
Père est qui fait fille et garçon
Messieurs vos pairs le sont aussi.

Pouvez-vous douter un moment
Qu’au concile suprême
N’ait présidé visiblement
Le saint Esprit lui-même
Sur trente épaules en pigeon ?
Ne l’a-t-il pas fait voir ici ?

Clément, te voilà satisfait,
Ta bulle est bien reçue.
Et toi Philippe, par ce fait,
Ta gloire est bien accrue.
Constantin n’était qu’un oison,
Par toi son nom est obscurci.

Noailles, voilà donc la paix
Promise à notre attente.
C’est dans le sénat que tu mets
Ton église enseignante.
Il te reste encore sur ce ton
De faire un nouvel interdit.

Achève, fameux d’Aguesseau,
La fin l’œuvre couronne
Sur ton poing ainsi qu’un oiseau
Porte bulle en Sorbonne.

 

Numéro
$3461


Année
1720

Sur l'air de ...
La faridondaine

Description

7 x 6 + refrain


Références

Clairambault, F.Fr. 12697, p.461-62

Mots Clefs
Jansénisme, acceptation du cardinal de Noailles, corps de doctrine