Sans titre

Réveillez-vous, docte Sorbonne !
Réveillez-vous, car il est temps.
Le Régent liberté vous donne
D'enseigner les bons sentiments.

Sans doute vous étiez à plaindre
Sous le gouvernement passé,
Mais vous n'avez plus rien à craindre
Le grand monarque est trépassé.

Son confesseur n'est plus terrible,
Le lion n'est plus rugissant,
Il est bien clair et bien visible
Que c'est un coup du Tout-Puissant.

Dans les temps que ce jésuite
Portait tout à l'extrémité
Par une secrète conduite,
Seigneur, tu l'as précipité.

On rit à à la Cour,  à la ville
Aux dépens de ce Loyola
S'il était mis à la Bastille
Chacun dirait : il est bien là.

Instruisez-vous par cet exemple,
Favoris ministres des grands,
Celui qui du Ciel tout contemple
Sait renverser les turbulents.

Numéro
$5233


Année
1716

Sur l'air de ...
Réveillez-vous, belle endormie (Castries)

Description

6 x 4


Références

Mazarine Castries Ms 3981, p. 433

Mots Clefs
Exhortation à la Sorbonne, courage : Louis XIV et ses séides, dont Le Tellier, sont à bas