D'Aguesseau

On dit que le chancelier

Ne savait pas son métier1;
Ce n’est qu’une médisance.
On dit que par conscience,
Il n’a pas voulu sceller
La ruine de la France;
C’est la pure vérité2.

  • 1. « A l’égard de M. d’Aguesseau, on n’a jamais su la raison de sa disgrâce ; rien n’a été plus secret. On se doute pourtant à présent qu’il y avait des conférences entre lui et M. le duc du Maine et quelques membres du Parlement, au sujet de quelque intelligence avec l’Espagne, dont le ministre‑cardinal Albéroni est un esprit supérieur et qui peut être soupçonné d’avoir ses vues et de jouer sa politique pour tâcher d’assurer à son maître la couronne de France, dans le cas de mort de Louis XV, malgré les prétentions du Régent. » (Journal de Barbier.) (R)
  • 2. Le traité de Lorraine qui donne l 'Altesse Royale au duc, lui fait des cessions, et consent qu’il fasse ériger un évêché. Henri IV et ses successeurs n’auraient jamais consenti, ni le feu roi, au titre d’Altesse royale. (M.) (R)

Numéro
$0256


Année
1718 (Castries)

Sur l'air de ...
Ce n'est qu'une médisance (Castries)

Description

7 vers


Références

Raunié, III,14-15 - Clairambault, F.Fr.12697, p.32 - Maurepas, F.Fr.12629, p.247 - NAF.2483, p.148 - NAF.9184, p.42 - Arsenal 2937, f°250r - Mazarine Castries 3982, p. 277

Mots Clefs
d’Aguesseau, disgrâce