Sur la chambre de justice

Lorsqu'on suivait le rituel antique1,
Pour apaiser l'Éternel irrité,
Un bouc portant l'iniquité publique,
Du haut du roc était précipité.
Prince Régent, dont un Conseil menteur
Osa tromper la politique,
En détruisant la Chambre inique,
Renouvelez cette sainte pratique.
Aux Français indignés
livrez l'immonde auteur
De ce tribunal frénétique,
Chopinot2 en sera le bouc expiateur.

  • 1. Titre : Adresse à M. le duc d'Orléans sur la rupture de la chambre de justice (F.Fr.12500)
  • 2. M. Rouillé prit ce nom quand il fut au bal de la Comédie déguisé en docteur. (M.) - M. Rouillé, un des six commissaires de la chambre de justice et celui qui l’avait imaginée et conduite avec toute l’injustice et la mauvaise foi dnt il était capable, était d’ailleurs un grand ivrogne, ce qui lui avait fait donner le nom de Chopinot.
     - Ses ennemis eux‑mêmes n’auraient pu lui choisir un surnom plus significatif et plus justement mérité. (R)

Numéro
$0172


Année
1717

Description

11 vers irréguliers

Notes

Le poème servira de canevas pour un texte contre Maupeou en 1771 ($2651)


Références

Raunié, II,169 - Clairambault, F.Fr.12696, p.240 - Maurepas, F.Fr.12629, p.26 - F.Fr.12500, p.151 -  F.Fr.13655, p.112 - NAF.9184, p.3 - Arsenal 2937, f°164r et 210r - Lyon BM,MS1673, f°102v

Mots Clefs
Chambre de justice, suppression, financiers, Régent, Rouillé