Centurie

Quand la dive au tapis verdira ( ?)
Et qu’un bâton dessous lui cassera
Dans une cour longtemps une cour attendra
Et Charles Huit ou Louis régnera1.

  • 1. La grande députation du Parlement ayant été mandée au sujet du grand conseil, le 19 mai 1768, le Parlement attendait depuis longtemps dans la salle des ambassadeurs. M. l’Averdy, ci-devant conseiller au Parlement, actuellement contrôleur général, passant devant les fenêtres de la salle, un des bâtons de sa chaise cassa ; il pensa tomber et sortit de sa chaise sur-le-champ et s’enfuit avec beaucoup de vitesse. Cela fit tenir beaucoup de propos. On prétendit qu’il s’était enfui plutôt que de demander du secours au Parlement. D’autres, qu’ayant négligé de servir d’appui au Parlement auprès du trône, et de s’en faire lui-même un appui, le sort avait voulu qu’il tombât devant le Parlement, après l’avoir fait attendre longtemps, ce qui dans ce siècle est une petite vengeance des ministres. Il fut introduit pour entendre une réponse du Roi à ses remontrances, dans laquelle le Roi disait entre autres choses qu’il n’avait fait que confirmer ce que Charles VIII avait fait sur tout cela. M. Séguier, avocat général, fit la centurie ci-dessus.

Numéro
$4981


Année
1768

Auteur
Séguier, avocat général

Description

Quatrain


Références

Arsenal 3128, f°391r

Mots Clefs
Centurie, Parlement députation, L’Averdy, accident