Sans titre

De Monseigneur
Le contrôleur
Demander la retraite,
Messieurs, c’est un excès d’humeur
Qui bien peu l’inquiète.
Veut-on qu’il chante, il chantera :
S’il faut qu’il danse, il dansera !
Mais il prétend
En vous donnant
Ses passe-temps aimables,
Danser au son
Du violon
Payé par les notables1.

 

  • 1. L’auteur de Paris, Versailles et les provinces au XVIIIe siècle nous apprend que le contrôleur général avait composé cette réponse : « M. de Calonne, dit‑il, connaissait et possédait plus que personne le caractère français. Il était le premier à rire des caricatures et des chansons que l’on faisait contre lui. Un jour, en se mettant à table il reçut un billet qui contenait ce couplet. Il y répondit sur‑le‑champ et sur le même air, de manière à peindre sinon son talent pour la poésie, du moins sa gaîté. » Mais Calonne était trop confiant ; il comptait triompher jusqu’au bout de ses adversaires et fut déçu dans son attente. Après avoir exigé le renvoi du garde des Sceaux, il voulait obtenir celui de Breteuil que protégeait Marie-Antoinette et ce fut lui qui dut donner sa démission, dès les premiers jours du mois d’avril ; peu après il était exilé en Lorraine. » (R)

Numéro
$1590


Année
1787

Description

13 vers


Références

Raunié, X,252-53

Mots Clefs
Calonne ne croit pas à sa disgrâce