Sur Blanchard et Morel

Sur Blanchard et Morel
Voyez à quoi tient un succès1 !

Un rien peut élever, comme un rien peut abattre.
Blanchard était foutu sans le Pas-de-Calais,
Et Morel sans le pas de quatre2.

 

  • 1. On a fait une autre plaisanterie en forme de calembour sur le pas de quatre qui a tant contribué au succès de cet opéra, et où Vestris et Gardel font à l’envi de si grands tours de force. On rappelle le voyage aérien de Blanchard qui a traversé le Pas-de-Calais, et voici les vers :(La Harpe) - Le succès de Panurge se soutient toujours. On l’attribue principalement aux ballets et à un pas de quatre, dansé au troisième acte par Vestris, Gardel, Mlle Saunier et Mlle Guimard. Les critiques de l’auteur des paroles de cet opéra ont fait à ce sujet une épigramme où ils rapprochent M. Blanchard qui a traversé la Manche, de M. Morel qui a fait Panurge. (CSPL)
  • 2. On continue à tourmenter le pauvre M. Morel à l'occasion de son Panurge, qui se soutient par les accessoires, qui est même très couru à raison de détails de chorégraphie très brillants dans un genre neuf, exécutés par les premiers sujets : voici encore un quatrain en calembour, où l'on assimile cet auteur au navigateur aérien, arrivé comme par miracle d'Angleterre sur nos côtes (Mémoires secrets)

Numéro
$2780


Année
1785

Description

Quatrain


Références

F.Fr.13653, p.478 - Mémoires secrets, XXVIII, 151 La Harpe, CL, t.IV, p.326-27 - - CSPL, t.XVII, p.363-64 - Mémoires de la baronne d’Oberkirch, t.II, p.297

Mots Clefs
Blanchard et sa montgolfière, Morel et son opéra de Panurge