Chanson sur le jeu de Whisk

Whisk aimable, Whisk séduisant1,
Tu charmes ma bergère ;
Il faut que tu sois amusant,
On te joue à Cythère.

Ta marche est celle des amours.
Le secret t’environne.
C’est le côté du cœur toujours
Qui dirige la donne.

Hymen peut te regarder noir
Par juste antipathie,
Car qui ne fait que son devoir
Chez toi perd la partie.

Tes tableaux offrent à nos mœurs
Des traits philosophiques,
Le hasard donne des honneurs,
Le savoir fait les triques.

De la retourne tout dépend,
Apprenons à nous taire,
On tâte, on invite, on s’entend
Avec sa partenaire.

Belles, pratiquez ma leçon,
Employez l’artifice,
Moins on montre son singleton,
Plus il rend de service.

Afin de plaire à votre ami
Ayez quelque renonce,
Au point de  huit on fait un cri
Bien digne de réponse.

Pour faire le schelem fameux,
Mettez chacun du vôtre ;
On n’obtient ce triomphe heureux,
Qu’en entrant l’un dans l’autre.

Êtes-vous malheureux, pharez,
De Paphos c’est l’usage ;
Après la robe retirez,
Le bonheur est volage.

  • 1. 11 septembre. Chanson sur le jeu de Whisk, par M. de Plainchêne inchene; sur l’air : Ah ! ne v’la-t-il pas que j’aime, etc. (M.).

Numéro
$2246


Année
1767

Auteur
M. de Plainchêne

Sur l'air de ...
Ah ! ne v'la-t-il pas que j'aime

Description

9 x 4


Références

Mémoires secrets, II, 782

Mots Clefs
éloge du Whisk, par M. de Plainchêne