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Sur la comédie de Mérope

Sur la comédie de Mérope1
Chez l’histrion, Mérope usée
Vers le Pont-Neuf a pris l’essor2 ,
Et là par un sot, la rusée
S’est fait payer cent louis d’or.
Serre la pièce en ton trésor3 ,
Troupe inhabile et mercenaire4 ,
Car elle fait pleurer encor,
Non le lecteur, mais le libraire.

  • 1Fontenelle disait plaisamment ce qu'aprèsl ui l'abbé Prévost a dit de Gustave, que cette pièce imprimée faisait beaucoup d'honneur aux comédiens (Choix d''épigrammes)
  • 2Prault, libraire au bout du Pont‑Neuf, a donné à M. de Voltaire cent louis d’or de sa Mérope. (M.) (R)
  • 3Ce que le critique appelle Trésor de la troupe est l’armoire où les comédiens gardent leurs pièces. (Castries)
  • 4Les comédiens français. (M.) (R)

Numéro
$1016


Année
1744

Auteur
Piron



Références

Raunié, VII,44 - Clairambault, F.Fr.12711, p.29 - Maurepas, F.Fr.12647, p.29 -  F.Fr.13656, p.203, en 14 vers - F.Fr.10477, f°57 - F.Fr.15134, p. 827 - Mazarine Castries 3988, p.350 - Piron, OC, t.VIII, p.429 - Choix d''épigrammes, p.1016