Sur la comédie de Mérope
Sur la comédie de Mérope1
Chez l’histrion, Mérope usée
Vers le Pont-Neuf a pris l’essor2,
Et là par un sot, la rusée
S’est fait payer cent louis d’or.
Serre la pièce en ton trésor3,
Troupe inhabile et mercenaire4,
Car elle fait pleurer encor,
Non le lecteur, mais le libraire.
- 1Fontenelle disait plaisamment ce qu'aprèsl ui l'abbé Prévost a dit de Gustave, que cette pièce imprimée faisait beaucoup d'honneur aux comédiens (Choix d''épigrammes)
- 2Prault, libraire au bout du Pont‑Neuf, a donné à M. de Voltaire cent louis d’or de sa Mérope. (M.) (R)
- 3Ce que le critique appelle Trésor de la troupe est l’armoire où les comédiens gardent leurs pièces. (Castries)
- 4Les comédiens français. (M.) (R)
Raunié, VII,44 - Clairambault, F.Fr.12711, p.29 - Maurepas, F.Fr.12647, p.29 - F.Fr.13656, p.203, en 14 vers - F.Fr.10477, f°57 - F.Fr.15134, p. 827 - Mazarine Castries 3988, p.350 - Piron, OC, t.VIII, p.429 - Choix d''épigrammes, p.1016